| Deux rivières
essentielles drainent les eaux des Hautes-Alpes.
Le Drac, grossi par la Romanche, les dirige
vers l'Isère et Grenoble. Véritable
épine dorsale de ce département,
la Durance grossie du Guil (vallée
du Queyras), de l'Ubaye et du Buëch,
les conduit à la Méditerranée.
Leur cours est fréquemment interrompu
par des barrages, dont celui de Serre-Ponçon
sur la Durance qui a créé
un lac de retenue dont les deux branches
longues, la première de 19 km, l'autre
de 9 km, accumulent 1 200 millions de mètres
cubes d'eau.
Le haut et le moyen bassin de la Durance
constituent une voie de passage (d'Espagne
en Italie, disait-on jadis) et une limite
climatique entre les Alpes du Nord et les
pré-Alpes méridionales, déjà
méditerranéennes.
Dans les massifs du Briançonnais
(Pelvoux, Meije, Ecrins) l'altitude des
sommets avoisine les 4 000 mètres
et même les dépasse avec |
la Barre des Ecrins (4 102
m), le point culminant de France avant la
réunion de la Savoie sous le Second
Empire.
Dans la vallée du Queyras, le village
de Saint-Véran
(2 060 m), qui demeure le plus élevé
d'Europe à être constamment
habité.
En Briançonnais toujours, dans un
but de conservation de la nature, ont été
créés postérieurement
à 1950 le parc national des Ecrins
et le parc régional du Queyras.
Longtemps isolé, le département
des Htes-Alpes a été partiellement |
désenclavé,
après 1875, par la construction d'une
voie ferrée qui gagnerait à
être prolongée en Italie.
Cette situation obligeait la région
à vivre en autarcie, ce qui, paradoxalement,
se révéla pour elle avantageux,
lors des années de restriction du
deuxième conflit mondial.
Le département, essentiellement
rural (forêts, pâturages, fruits,
élevage, vigne dans la vallée
de la Durance, lait) fait depuis quelques
années de sérieux efforts
en vue de développer le tourisme
d'été, notamment autour du
lac de Serre-Ponçon, lieu de forte
concentration estivale, et celui d'hiver
dans des stations
bien équipées, parmi lesquelles
Mont-Genèvre,
Serre-Chevalier, Vars,
les Orres,
Risoul,
Ceüze). |