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Généralités
historiques :
Position défensive occupée de
toute antiquité.
Le nom vient de "Baou",
rocher élevé, en provençal.
La puissante famille des Baux apparut dès
le IXème siècle ("Balcium"
cité en 960) et en détint la
seigneurie jusqu'en 1426, à travers
une histoire mouvementée ; leur domaine
s'étendit sur de nombreux territoires
de la région formant un ensemble appelé
"terres baussenques".
Au XIIème siècle, Guillaume
des Baux, prince d'Orange, tenta en vain d'arracher
le comté de Provence à son héritier
légitime Raimond Bérenger, et
porta en 1215 le titre de "roi d'Arles"
conféré par l'Empereur.
Le siècle suivant vit l'éclosion
d'une cour brillante aux Baux et une vie culturelle
animée par de nombreux troubadours
; la cité qui comptait une forte population
(estimée à 4 000 habitants)
devint alors l'un des principaux foyers de
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la civilisation occidentale.
Après avoir rallié les princes
d'Anjou, héritiers du comté
de Provence, les barons des Baux se dressèrent
à nouveau contre leur suzerain ;
enfin en 1429, Louis III s'empara de la
ville à la mort du dernier héritier
et intégra la seigneurie au comté
de Provence. Réunie à la Couronne
en 1481 avec la Provence dont elle avait
suivi le sort, la cité se révolta
contre Louis
XI qui fit démanteler le château
en 1483.
La baronnie fut donnée en viager
par les rois de France à différents
seigneurs, dont le connétable Anne
de Montmorency qui y fit construire
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un nouveau château et
rendit aux Baux sa vie brillante.
La ville qui avait embrassé la Réforme
fut prise d'assaut par les catholiques ; en
1632, Richelieu acheva le démantèlement
du château-fort à la suite d'une
nouvelle rébellion ; il érigea
ensuite la baronnie en marquisat en faveur
des Grimaldi de Monaco qui le conservèrent
jusqu'à la Révolution.
La décadence des Baux s'amorça
au XVIIIème siècle avec l'abandon
progressif de la population émigrant
dans les villages de la plaine ; à
la Révolution, celle-ci, opposée
aux habitants de la cité, donna assaut,
détruisit le nouveau château
et saccagea la ville.
Les Baux, repeuplé et restauré
au XXème siècle par des amoureux
de son site magnifique, est actuellement une
place résidentielle recherchée,
un centre culturel actif, un haut-lieu de
la gastronomie et l'un des sites touristiques
internationaux parmi. les plus célèbres.
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Particularités
:
Station de plein air au lieu-dit Le Roc.
Abri d'Escanin : céramique chasséenne.
Oppidum des Bringasses, sur une forteresse
naturelle dominant le plateau des Baux.
Gallo-romain : deux stèles funéraires
(donjon et rocher sud) ; deux cimetières
pré-romain et romain au nord sous le
rempart ; borne milliaire transportée
dans la propriété Lepetit.
Extraordinaire ensemble urbain, médiéval
et surtout Renaissance, dominé par
les ruines majestueuses de son énorme
château-fort.
La cité est allongée du nord
au sud sur un promontoire dominant de 100
mètres la plaine provençale,
formant un plateau étroit, le seul
accès se faisant par le nord un peu
à la manière d'un éperon
barré.
Il est donné globalement deux étoiles
à la totalité de la cité,
ses monuments, ses vestiges, ses sanctuaires,
ses sites.
Ensemble des immeubles communaux de la Cité-Haute,
places, rues, chemins.
Château d'origine Xème siècle,
développé au XIIème siècle,
dont les vestiges occupent la partie est du
plateau au vif de la falaise : donjon XIIIème
siècle (partie la mieux conservée),
constructions annexes, salles taillées
dans le roc ; tours Sarrasine, Paravelle,
des Bannes et autres tours voisines qui faisaient
partie de l'enceinte du château ; restes
de l'enceinte, chapelle, colombarium ; vaste
zone de protection alentour.
Restes des remparts de la cité XVIème
siècle : porte de ville (la seule)
dite porte Eyguière avancée,
deux courtines prises sur le roc : logement
de garde dans le rocher, escalier d'accès.
Ancien Hôtel-de-ville XVIIème
siècle, restauré 1922.
Restes de l'ancien hôpital XVIème
siècle.
Manoir de la Tour de Brau XIVème siècle,
rue Trencat.
Demeures Renaissance : hôtel de Manville
1572, place de La Lauze ; |
hôtel des Porcelets 1569,
rue Neuve, avec fresques XVIIème siècle,
remarquablement restauré.
Maison du Roi , rue Porte-Mage ; maison Mocadeau,
rue de la Place-de-l'Eglise ; maison Pierre
Chiffre, contiguë ; maison Jean Laugier
Renaissance, rue des Fours ; maison de Brion
XVIème siècle, Grande Rue ;
vestiges d'un logis XVIème siècle
avec inscription, rue Neuve ; vestiges de
la maison de La Lère XVIème
siècle, près du château;
maison Nicolas Martel XVIème siècle,
avec deux cheminées.
Four banal XIIème siècle, rue
des Fours.
"Pavillon" de la reine
Jeanne à l'ouest, au lieu-dit le Vallon,
édicule de jardin 1581.
Ensemble d'immeubles nus, bâtis ou ruinés,
de la Cité Haute.
Maison au 15 Grande Rue.
Baume de Roucas, ancien habitat troglodytique,
rue Trencat.
Ancienne tour de moulin au sud.
Statue du félibre Charloun Rieu, à
la pointe sud du plateau.
Plus généralement, superbes
ornementations des façades : vantaux,
fers forgés, fenêtres à
meneaux enrichies, frontons, inscriptions.
Beau domaine viticole du mas de La Dame.
Château de Manville.
Eglise paroissiale Saint-Vincent XIIème
et XVIIème siècles : portail
roman restauré, nef XIIème siècle,
abside XVIIème siècle, 3 chapelles
taillées dans le roc au sud, trois
chapelles gothique tardif au nord, clocher
latéral avec cloche XVème siècle
; fonts antiques, sarcophage paléo-chrétien,
vitraux modernes de Max lngrand.
Ancienne chapelle Sainte-Estelle des Pénitents
Blancs 1632 classique, restaurée :
fresques d'Yves Brayer.
Ancienne chapelle romane Saint-Blaise, ruinée,
près du cimetière.
Chapelle Sainte-Catherine du château,
romane reprise en XVème siècle
flamboyant (en ruine).
Restes de l'ancien oratoire protestant, rue
Neuve. |
Musée lapidaire et d'archéologie
(hôtel de la Tour-de-Brau) : fragments
lapidaires, produits de fouilles archéologiques,
reconstitution de trois sépultures
celto-ligures, documentation architecturale,
documentation sur la bauxite.
Musée historique d'histoire locale,
dans l'ancien hôtel de Manville.
Musée d'art contemporain, dans l'hôtel
des Porcellet : peintures, dessins, estampes
d'artistes résidant en Provence.
Exposition d'incunables, gravures de Dürer,
eaux-fortes...
Dans l'ancienne maison XVIème siècle
de Louis-Jou.
Territoire occupant au nord et à l'est
la chaîne des Alpilles (point culminant
314 mètres à l'ouest).
L'éperon portant la cité s'avance
au centre, dernier contrefort des Alpilles;
le relief s'abaisse au sud en vallonnements
vers Maussane et Le Paradou (140 mètres)
; plaine viticole au sud-est (95 mètres).
Site des Alpilles.
Site extraordinaire de la cité : étonnante
intégration des maisons aux rochers
et à l'entablement érodé
qui porte le bourg; identité des rochers
ruiniformes à l'est avec les vestiges
du château.
Site du Val d'Enfer, chaos ruiniformes dans
un paysage d'une sauvagerie impressionnante
; vallon verdoyant de Baumanière et
ses belles résidences, en prolongement
au sud.
Terrains et carrières communales "des
Grands Fronts ; des "Bringasses",
de "Sarragan" et de "la Dame"
.
Grotte des Fées, longue de 200 mètres,
visitable, avec deux issues (supérieure
et inférieure).
Rochers des Portalets d'aspect ruiniforme,
utilisés jadis en habitats troglodytiques.
Anciennes carrières, exploitées
depuis l'antiquité (au nord sur les
flancs des Alpilles) : immense réseau
d'exploitations abandonnées auquel
on accède par des entrées souvent
monumentales taillées selon une découpe
rectiligne. |
Ressources et productions
:
Vigne.
Oliviers.
Aire de production A.O.C.
"Coteaux des Baux" et "Coteaux
d'Aix".
Vie locale :
Fête folklorique de la Saint-Jean
dernier sam. juin.
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Festival d'art et d'essai, soirées
musicales : juillet et septembre. "Cathédrale
d'images" : projection de fresques
géantes dans les carrières.
Illuminations de la cité d'avril à
octobre.
Messe de minuit provençale avec offrande
de l'agneau.
Visites-conférences guidées.
Club hippique. |
Golf : 9 trous.
Nombreuse promenades et excursions aux sites
classés et dans les Alpilles.
Artisanat d'art créateur (tissage,
bijoux) ; galerie municipale : expositions
temporaires.
Office du Tourisme. |
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