| La présence
humaine est attestée dès la
préhistoire. Des vestiges vieux de
plusieurs centaines de milliers d'années
ont été retrouvés au
cours des fouilles.
Les auteurs anciens grecs et latins désignent
les populations autochtones sous le nom
de Ligures.
Les gravures rupestres du val des Merveilles,
les Castellaras ou camps limités
par des enceintes en pierres sèches
sont les témoins de cette civilisation.
La fondation de Marseille, vers 600 avant
J.-C., par des Grecs originaires de Phocée,
fut suivie de l'établissement de
comptoirs ou colonies le long de la côte
des Alpes aux Pyrénées, parmi
lesquels les ports de Nice et d'Antibes.
Les Romains apparurent dans la région
au IIème siècle avant J.-C.
et créèrent une vaste zone,
la Provincia.
La soumission complète des vallées
alpines en 14 avant J.-C. détermina
l'organisation des provinces, dont les Alpes-Maritimes
avec Cimiez pour capitale.
Après une période obscure
qui s'acheva par l'expulsion des pirates
sarrasins, la reprise d'une certaine activité
économique conduisit des villes comme
Grasse et Nice à se doter de consulat
; |
leurs prétentions
à l'indépendance furent réprimées,
début du XIIIème siècle
par le comte de Provence qui rétablit
fermement son autorité ; la Provence
acquit ensuite des comtes de Vintimille,
Sospel, Saorge, Breil et leurs environs.
En 1388, après la mort de la reine
Jeanne, la Provence orientale avec Nice,
Puget-Théniers, Barcelonnette et
Sospel, fit sécession et reconnut
la souveraineté de la maison de Savoie.
Par contre, les pays à l'ouest du
Var avec Vence, Antibes, Grasse restèrent
unis à la Provence et passèrent
à la Couronne de France en 1481.
Nice devint un des points essentiels de
la défense des états de Savoie
(résistance contre les Turcs alliés
aux Français en 1543) ; un système
de fortifications fut mis en place au XVIème
siècle avec le château de Nice,
les forts de Villefranche, du Mont-Alban
et de Saint-Hospice. Du côté
français, la réplique fut
assurée par les places fortes d'Antibes
(Fort-Carré), Saint-Paul, Entrevaux
et Guillaumes.
Le château de Nice fut rasé
par les Français en 1706.
Dès lors, Nice se tourna vers des
activités pacifiques et chercha à
développer son commerce (creusement
du port de Lympia et construction de la
route de Nice à Coni par le col de
Tende). |
Vers la même époque
apparut à Grasse la parfumerie (gantiers,
parfumeurs).
Quelques étrangers (Anglais et Français),
attirés par le climat, commencèrent
à venir à Nice pendant l'hiver.
Sous la Révolution, le comté
de Nice fut rattaché à la
France et un département des Alpes-Maritimes
fut formé ; à la chute de
l'Empire, la maison de Savoie recouvra ses
anciennes provinces.
En 1860, à la suite de la réalisation
de l'unité italienne, le traité
de Turin, suivi d'un plébiscite,
décida la réunion à
la France de la Savoie et du Comté
de Nice.
Le département des Alpes-Maritimes
fut constitué par l'adjonction au
pays niçois de l'arrondissement de
Grasse détaché du département
du Var. Depuis cette date, les Alpes-Maritimes,
avec Nice et Cannes comme principaux centres,
sont devenues une grande région
de tourisme international.
Le prolongement du chemin de fer, la création
d'un réseau routier, l'aménagement
de l'aéroport de Nice marquèrent
les étapes de ce développement.
Aujourd'hui, la montagne prend sa part
de cette activité avec les stations
de sports d'hiver. |