|
Les Alpes-Maritimes
sont caractérisées par un
relief tourmenté allant du niveau
de la mer aux altitudes élevées
du massif du Mercantour qui dépassent
les 3 000 m.
Dans les hautes vallées, avant que
les routes modernes n'aient été
construites, des gorges étroites ont,
pendant des siècles, rendu les communications
difficiles, obligeant voyageurs et troupeaux
à suivre des chemins de montagne de
col en col.
La variété des reliefs et de
l'exposition entraîne des différences
climatiques.
Sur la côte, l'ensoleillement est le
plus fort de France (environ 2 500 heures
par an).
Les pluies sont relativement rares, tombant
surtout violemment à |
l'automne et au printemps
(800 mm de moyenne annuelle).
Douceur du climat sur la côte, fraîcheur
des vallées, neige abondante en hiver
dans le haut pays donnent un éventail
de conditions météorologiques
dont on trouverait difficilement ailleurs
l'équivalent.
Sur le littoral, les vents, mistral, labech,
tramontane et lombarde modèrent les
effets de la sécheresse.
Dans l'ensemble, la côte, entre Cannes
et Menton, bénéficie d'une
température exceptionnellement tempérée
en hiver, sans excès de chaleur en
été. Les cours d'eau sont
de deux sortes : ceux qui ont |
leur source dans la haute
montagne (Var, Cians, Tinée, Vésubie,
Roya) et ceux qui naissent, à une
altitude moindre, dans les Préalpes
(Paillon, Cagne, Estéron, Brague,
Loup, Siagne).
Les premiers sont largement influencés
par les pluies d'automne et la fonte des
neiges au printemps ; le débit
des eaux atteint alors son volume maximum.
Les seconds ont un régime commandé
par les pluies ; cependant, alors que
les autres rivières de ce groupe
connaissent en été un assèchement
à peu près total, le Loup
et la Siagne ont un bon débit en
toute saison, en raison des couches imperméables
qui permettent la circulation souterraine
des eaux et leur résurgence. |