Provence Alpes Cote d'azur France
» Menu
» Accès direct

» Géographie des Alpes de Haute-Provence

Dans l'ensemble, le sol des Alpes de Haute-Provence est accidenté, montueux, d'un relief élevé ; elles culminent à l'aiguille de Chambeyron (3 400 m).
En fait, l'on peut distinguer diverses zones. Celle des plateaux, avec celui de Forcalquier, que limitent au sud la chaîne du Luberon, au nord celle de Lure, et ceux de Valensole et de Puimichel, tous plateaux d'ailleurs ondulés, vallonnés, qui occupent le sud-ouest du département et la partie comprise entre la Bléone et le Verdon.

Luberon

La zone des barres, qui prend en écharpe le centre du département, de Moustiers-Sainte-Marie jusque vers Bayons, offre de longs murs calcaires : ainsi barre de Reynier, barre des Dourbes, Serre de Montdenier. La zone des hauts massifs constitue le noyau de la charpente des Alpes de Haute-Provence. Son axe principal est formé par la chaîne des Trois-Evêchés, que prolongent vers le sud le Cheval Blanc, le pic de Couard : c'est comme la colonne vertébrale de la Haute-Provence. Les autres grands massifs s'y rattachent, en quelque manière : ces montagnes abruptes, puissantes, qui enserrent la vallée de l'Ubaye (ainsi le Parpaillon, le Chambeyron), et, plus au sud, des blocs tels que Cordœil, Chamatte, le Grand Coyer, les plis enchevêtrés de la région de Castellane. Enfin une zone, qu'on peut appeler les Causses, s'étendant sur les plateaux du haut Var et dont les Alpes de Haute-Provence ne possèdent que le rebord supérieur, ce formidable bouclier jurassique dans lequel le Verdon a creusé son canyon. Ce relief compliqué est parcouru, incisé, fragmenté par les vallées d'un certain nombre de rivières.

La Durance domine ce réseau hydrographique, car, à l'exception du Var, cantonné à l'extrémité sud-est du département, toutes les rivières, dont les principales sont l'Ubaye, la Sasse, la Bléone, l'Asse, le Verdon, confluent vers le canal durancien, artère respiratoire de la Haute- Provence.

Gorges du Verdon - Tourisme


Pays de hauteurs, elle est particulièrement remarquable par la vigueur et la brutalité pittoresques avec lesquelles s'exprime son relief par l'extériorisation saisissante en de nombreux endroits de ses structures, de ses plis géologiques.

Les Pénitents des Mées

Les rochers de Sisteron, les Pénitents des Mées, les cluses de Barles et de Chabrières, les Cadières de Brandis, surtout la formidable rainure du Verdon avec ses à-pic de 500 et 600 m, ne sont que les aspects les plus frappants d'une nature qui semble s'être complus à dresser ou à bousculer le roc, à le fouiller, à le sculpter avec un art fantastique. Aux accidents rocheux, il faut ajouter bien d'autres richesses en paysages : amples forêts qui, dues soit au reboisement artificiel, soit à celui, spontané, provoqué par la désertion des campagnes, couvrent d'une belle pelisse verte une grande partie du relief ; lacs naturels comme celui d'Allos, ou artificiels comme ceux que forment les barrages de Serre-Ponçon, Castillon, Sainte-Croix. Ces beautés touristiques sont mises en valeur par le climat qui,

méditerranéen dans l'ensemble, mais se nuançant d'alpestre au fur et à mesure qu'on va vers le nord, pare souvent les sites de ciels très purs, de soleils éclatants.

Lac de Sainte-Croix - Alpes de Haute-Provence

Les ressources du pays sont tributaires, en bien et en mal, de ces conditions climatiques et orographiques.
L'agriculture a presque entièrement délaissé la moyenne montagne, où elle était fort pauvre, faisant place à l'élevage du mouton, et s'est concentrée sur les plateaux, dans les vallées, principalement celle de la Durance.

Lavande

Lavande, cultures maraîchères, vergers, céréales, maïs prédominent.
Le vignoble, qui donne quelques crus de qualité, est surtout l'apanage du sud de la vallée de la Durance et de ses coteaux.
Les pâturages de la haute montagne continuent d'attirer la transhumance et assurent une certaine production laitière.
Si l'équipement de la Durance a richement doté la Haute-Provence en énergie hydroélectrique, l'industrialisation n'est pas très forte ; il n'existe que peu de grosses usines, la principale étant celle de Saint-Auban.
En revanche, le tourisme, l'hôtellerie sont développés et constituent l'une des grandes ressources du département : ainsi en été, la région de Castellane, presque vide d'ordinaire, est surpeuplée.
Les sports d'hiver ont pris de l'extension.



© Création Site web Tunisie