On gagne Mandelieu par la RN7 et la plaine de la Siagne (dans l’enceinte de l’aérodrome, chapelle Saint-Cassien, du XVIIème siècle, restaurée).
Aux Termes, prendre, à angle aigu, à droite, la D109 ; passer le centre et sa zone agricole (vergers, pépinières, mimosas).
A gauche, la D309 gravit en lacet les pentes du Tanneron.
Jolie vue depuis la route.
De profondes vallées ont rajeuni ce très vieux massif de gneiss rose ou noir.
Passé la forcerie de Funel (visite possible), on entre dans Tanneron. De la terrasse, ou mieux, de la chapelle Notre-Dame de Peygros (montée à gauche à la sortie du village), on a un panorama étendu.Continuer, par la D38, vers les Marjoris : agréable et pittoresque, la route ménage de belles vues et descend vers le lac de barrage de Saint-Cassien (1964), dont la retenue est utilisée pour l’alimentation en eau, l’irrigation, le tourisme (pêche et baignade réglementées) et la lutte contre les incendies.
Au Pré-Claou, suivre, à droite, la D37 jusqu’au pont, pour avoir une bonne vue d’ensemble sur le lac, puis revenir en longeant le lac.
Par-delà l’autoroute, rejoindre la RN7 au carrefour du Logis-de-Paris.
L’Esterel est un massif volcanique de l’ère primaire, fracturé et démantelé par l’érosion.

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Les porphyres rouges n’occupent que le nord et l’est, plus élevés, formant escarpements et pitons et, à leur pied, des coulées de blocs, ou «glaïrés».
La forêt cachait jadis brigands ou bagnards évadés, qui fréquentaient, dit-on, l’Auberge des Adrets (XVIIème siècle, remaniée). Aujourd’hui bien dégradée (maquis, cistes), cette forêt a peu de valeur économique.
Les chênes, encore démasclés, ont le tronc rouge vin. Quant aux pins maritimes, ils ont été ravagés par les incendies et par un parasite. L’essor trop rapide du tourisme rend délicates la défense et la restauration de cette forêt (reboisement, zones de détente et de loisirs).m

Suivre la RN7 vers Fréjus.
A 3 km (carrefour), prendre la route du mont Vinaigre ; à la maison forestière de Malpey, tourner à gauche.
La montée offre de belles vues sur l’intérieur du massif.
A son terme, un sentier rocheux conduit en dix minutes au point culminant, d’où le panorama est magnifique.
Rejoindre la RN7 ; passé un belvédère, la route descend dans le vallon de la Moure. Peu après la carrière de pyroméride (roche de la famille du granite) du Gargalon, tourner à droite au carrefour.
La route passe près de restes de l’aqueduc romain de Fréjus et aboutit à l’échangeur de l’autoroute A8.
A droite, par une mauvaise route qui traverse le Reyran à gué (à 4 km), puis par un sentier (1 km), on peut atteindre l’ancien barrage de Malpasset, rompu en décembre 1959.
Traverser en direction du zoo. On longe un moment l’autoroute (que l’on peut franchir si l’on veut se rendre au zoo et au Safari, parc avec animaux sauvages et fauves en liberté, qui se visite en voiture). On rejoint la D4 à la hauteur d’un ancien camp de soldats africains (à droite, copie d’une mosquée soudanaise, panorama) et l’on descend parmi les pins vers la RN7 et la plaine de Fréjus, dont les vignes et les vergers (spécialité de pêches blanches) ont été replantés après la catastrophe de 1959.
Port de guerre et garnison à l’époque romaine, Fréjus (Forum Julii) en garde de nombreux vestiges : à l’ouest, l’amphithéâtre (ou arènes) et la porte des Gaules; au sud, la citadelle, les thermes et le port ; à l’est, le théâtre, l’aqueduc.l

Dans la vieille ville, on verra d’abord la cathédrale. Élevée à la fin du XIIème siècle et dotée de deux nefs, elle représente l’un des premiers essais gothiques en Provence, comme en témoigne la lourdeur des croisées d’ogives.
Les belles portes sculptées du portail sont du XVIème siècle (dans les panneaux supérieurs, scènes de la vie de la Vierge). Stalles et retable du xvème siècle, crucifix en bois du XVIème siècle Le cloître (XIIème-XIIIème siècles, avec plafond de bois peint du XVème siècle) abrite le musée (antiquités locales, dont une magnifique mosaïque gallo-romaine, et histoire du vieux Fréjus).l

Le baptistère, du IVème siècle, est l’un des plus anciens de France. Il consiste en une salle octogonale, entourée par huit colonnes de granit noir, surmontées de chapiteaux corinthiens de marbre blanc. Granit et marbre proviennent d’un édifice antique. L’ensemble est couronné par une coupole reposant sur seize piles monolithes. Cet intéressant monument est d’un type unique en France.
L’ancien évêché (façade est du XIVème siècle) est occupé par l’hôtel de ville.l

On gagnera Saint-Raphaël en suivant la route de Cannes (RN7), qui longe les ruines de l’aqueduc romain et un bel ensemble de pins parasols.
A la pagode, bâtie pour les soldats annamites de la Première Guerre mondiale, prendre, à droite, la D37, qui serpente parmi les pins, puis rejoint Saint-Raphaël à travers la station de villégiature de Valescure.
Ancien village de pêcheurs, Saint-Raphaël vit Napoléon Bonaparte rentrer d’Égypte, en 1799, et partir pour l’île d’Elbe, en 1814.
Lancé d’abord sous le Second Empire par un groupe d’écrivains et d’artistes,Saint-Raphaël est devenu une station touristique. Dans la vieille ville, on verra l’église des Templiers (XIIème siècle) et le musée d’Archéologie sous-marine, puis on gagnera le front de mer et le nouveau port de plaisance.

La corniche de l’Esterel (N98), ouverte en 1903 au-delà de Boulouris (plages, nécropole militaire de la dernière guerre), longe ici la partie la plus basse de l’Esterel, peuplée de pins d’Alep. Au Dramont, une carrière de porphyre bleu entaille un ancien volcan avorté (à gauche de la route).

Sur la plage, un monument commémore le débarquement du 15 août 1944. plus loin, le parc du Dramont est un lieu de promenades (beau panorama depuis le sémaphore).
De la baie d’Agay, dominée par le Rastel d’Agay, part la route du pic de l’Ours (relais TV).
Bientôt apparaît un paysage devenu célèbre : petites criques alternant avec des promontoires burinés par les embruns et porphyre, dont le rouge contraste violemment avec le bleu intense de la mer et du ciel.k

Des replats, particulièrement nets à l’île des Vieilles, signalent un ancien niveau marin.
De la plage d’Anthéor (débarquement de 1944), on voit le pic du Cap-Roux, reste du volcan qui émit les coulées de porphyre rouge ; ses pentes, ravinées, portent un liséré de lentisques (arbrisseaux donnant une huile comestible).
Avant la pointe du Cap-Roux (panorama), la route forestière du pic de l’Ours mène à un emplacement aménagé pour pique-nique.
Passé le Trayas, la route s’élève jusqu’au col de l’Esquillon (parking et belvédère avec table d’orientation) et surplombe la mer de 80 m.
Le porphyre rouge disparaît.m

La route descend ensuite sur Théoule(plages, belle vue sur le golfe et les îles), le vallon de la Raque (port de plaisance).
A La Napoule, dominée par la cime de San Peyré, prendre le bord de mer (N 559).
Le château, en partie du XIVème siècle, restauré en 1918 par un sculpteur américain, abrite une fondation culturelle.