Limitée par le Rhône, la Méditerranée, la frontière italienne et l’ensemble rhônalpin, la Région doit à son climat et à l’originalité de ses paysages, son prestige et l’engouement touristique dont elle est l’objet.p

La place du tourisme dans l’économie demeure donc, et son dynamisme ne faiblit pas : au cours des années 1980, le nombre de bateaux de plaisance immatriculés entre Martigues et Menton (203 600 en 1990) s’est accru de 32 %, celui des résidences secondaires (390 000 en 1990) de 30 %, celui des places de camping (283 900 en 1990) de 9 %, celui des chambres d’hôtel (68 200 en 1990) de 7 %.

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La Région abrite 16 % des villages de vacances familiaux de France, 14 % des résidences secondaires, 13 % des chambres d’hôtel (à commencer par le haut de gamme) et 12 % des places de camping. Elle est la seconde après l’Île-de-France pour l’accueil des touristes.

Les campagnes de la Provence intérieure et les basses montagnes sont envahies de Parisiens, de Suisses et de Néerlandais qui transforment en résidences secondaires mas, bastides. abandonnées et maisons serrées dans les villages perchés.
D’autres préfèrent construire des villas agrémentées de piscines et de courts de tennis.
Les Alpes du Sud se sont récemment tournées vers les sports d’hiver.
Une vingtaine de stations reçoivent une clientèle venue de toute la France, mais peu de l’étranger, hormis l’Italie.
La saison d’hiver attire 32 % des visiteurs.

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Au cours de l’été, les citadins du littoral viennent de longue date chercher la fraîcheur en altitude ; les lacs de retenue créés par EDF (Serre-Ponçon) permettent l’exercice des sports nautiques. Bien qu’Avignon,OrangeArles et Aix-en-Provence, riches de leurs monuments et du prestige de leurs manifestations culturelles, accueillent un grand nombre de visiteurs (plus de 500 000 par an au palais des Papes), le littoral demeure la zone la plus attractive.
De Martigues à La Ciotat, il est le lieu privilégié des loisirs des Marseillais. Les côtes varoise et azuréenne se trouvent au cœur de l’activité touristique régionale ;elles hébergent les deux tiers des résidences secondaires régionales, souvent en lotissements dans les Maures, plutôt en appartements urbains entre Cannes et Menton.
Le Var concentre 50 % des places de camping de la Région.
Lors des «pointes» estivales, on a comptabilisé jusqu’à 250 000 campeurs dans ce département ; des densités supérieures à 250 campeurs au kilomètre carré sont parfois observées.

Tandis que la clientèle est assez diversifiée à Nice, le tourisme de luxe est plus apparent à Beaulieu-sur-Mer.
Monaco, place toujours très courue, a construit son second casino. Cannesvoit toute l’année se succéder de grandes manifestations internationales (Midem, Festival de cinéma, etc.), qui réunissent au total 40 000 participants, dont 60 % d’étrangers.
Protéger l’environnement, et surtout les côtes maritimes, des atteintes portées par l’urbanisation anarchique et le tourisme est vite apparu comme une nécessité.
Le Conservatoire du Littoral, qui accumule des réserves foncières, ne dispose pas de moyens financiers et juridiques lui permettant d’agir efficacement.