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Le débarquement
de Provence («opération
Anvil»), le 15 août
1944, est à l’origine
de la libération de tout le
sud-est de la France.
Les effectifs débarqués
sont composés pour deux tiers
de Français, dont des troupes
venues des colonies africaines.
Le général de Lattre
de Tassigny dirige l’opération
pour les Français, assisté
du général Patch pour
les Américains.
Elle se déroule dans des conditions
beaucoup moins difficiles que l’«opération
Overlord» du 6 juin 1944
en Normandie : les Allemands ont,
en fait, déplacé de
nombreuses troupes vers le nord pour
aller renforcer leur armée,
parmi lesquelles la division SS «Das
Reich» qui commet le massacre
d’Oradour-sur-Glane. L’opération
se déroule selon deux phases
: un parachutage massif |
de troupes au sud-est
de Draguignan,
puis le débarquement proprement
dit sur les côtes du massif
des Maures et de l’Estérel.
Une «tenaille»
est ainsi ouverte, se refermant sur
les forces allemandes.
Le général de Lattre
de Tassigny et ses troupes, appuyés
par une résistance extrêmement
efficace, libèrent en moins
de deux semaines les villes de Provence
: Marseille,
en grève générale
à partir du 18 août,
entre en insurrection les jours suivants
;
le 23 août, les troupes du
général de Montsabert
font leur jonction avec les résistants
; les Allemands repliés à
Notre-Dame-de-la-Garde y tiennent
encore cinq jours, face aux troupes
marocaines du général
Guillaume. Toulon
est libérée le 27 août.
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Puis, l’armée
de débarquement remonte la
vallée du Rhône et, le
12 septembre, les généraux
de Lattre de Tassigny et Leclerc,
opèrent leur jonction à
Nod, près de Dijon.
La relative facilité avec
laquelle les 325 000 hommes composant
la troupe franco-américaine
débarquent et progressent au
mois d’août 1944 marque,
de la part du commandement allemand,
le renoncement définitif à
la défense du sud de l’Europe
: son armée chassée
de la plus grande partie de l’Italie,
de la Yougoslavie après l’avoir
été de l’Afrique
du Nord, le IIIème Reich ne
peut plus que se replier sur les frontières
allemandes de 1940, qu’il défend
avec un acharnement désespéré
jusqu’en mai 1945. |