jAlphonse Daudet est né à Nîmes le 13 mai 1840 et est mort à Paris en 1897.
Il laisse le souvenir d’un être généreux, plein de sollicitude pour ses camarades malchanceux et attentif à son époque : il sera l’un des premiers à apprécier et à prendre la défense des impressionnistes.
Reconnu tardivement de son vivant par ses pairs, Alphonse Daudet aura toutefois le soutien de Zola, des frères Goncourt, et de Maupassant. Il sera également l’un des fondateurs de l’Académie Goncourt (sa mort prématurée, en 1897, l’empêchant d’en être membre, 1903). Très aimé du grand public qui voit en lui le chantre généreux et tendre d’une d’émotion autobiographique (Le Petit Chose). Et puisqu’il est difficile d’échapper à son destin, on peut relire les Lettres de Mon Moulin, une œuvre certes légère, mais certainement immortelle ; et les enfants n’ont pas fini de pleurer la chèvre de Monsieur Seguin

Provence idéale en même temps qu’un Dickens à la française, Daudet fut à la fois romancier, conteur, dramaturge et poète. Il n’en souffre pas moins d’être prisonnier du succès des lettres de mon moulin et de Tartarin de Tarascon. Il faut redécouvir les différentes facettes d’Alphonse Daudet : il a su faire preuve de sobriété et de pudeur (Sapho), de talent mélodramatique (Jack) et « Le charme de M. Alphonse Daudet, ce charme profond qui lui a valu une si haute place dans notre littérature contemporaine, vient de la saveur originale qu’il donne au moindre bout de phrase . Il ne peut conter un fait, présenter un personnage sans se mettre tout entier dans ce fait ou dans ce personnage, avec la vivacité de son ironie et la douceur de sa tendresse. »
Emile Zola, Le Roman Expérimental, 1880